Une fille autiste dérange un mec dans un avion, ce qu’il fait laisse la mère sans mot…

fille-autisteUne mère redoutait grandement le vol qu’elle devait prendre en revenant de Disneyland. Sa fille, Kate, est atteinte d’autisme et elle craignait que son comportement ne dérange les autres passagers. Elle a donc décidé de l’asseoir dans le siège du milieu pour éviter qu’elle ne joue avec le volet de la fenêtre durant toute la durée du vol.

Alors que l’avion se remplissait de passagers, tous ont choisi de s’asseoir loin de l’enfant. Tous sauf un homme. Il portait un complet-cravate et trainait une valise d’affaires. Kate s’est alors mise à le toucher alors qu’il essayait de faire du travail. Mais plutôt que de lui lancer un regard accusateur, il a réagit de la façon la plus surprenante qui soit.

Voici la lettre écrite par la mère de Kate qui explique tout ce qui s’est produit.

« Cher « Papa »,

J’ignore votre nom mais c’est ainsi que Kate vous a appelez tout au long du vol la semaine dernière et gentiment, vous ne l’avez jamais corrigé. En fait, vous n’avez même pas eu de réaction. Vous sembliez comprendre qu’elle ne vous méprenait pas pour son véritable père, mais plutôt que cela traduisait la confiance et la sécurité que vous lui inspiriez. Vous pouvez me croire quand je vous dis que si elle vous appelle Papa c’est qu’elle pense vraiment que vous êtes une bonne personne.

J’ai placé Kate au milieu en sachant pertinemment qu’un étranger se retrouverait à ses côtés durant le vol. Je pensais qu’elle dérangerait moins ainsi placée. J’ai ensuite regardé une équipe entière de basketball passer et s’éloigner de son siège. Je crois qu’elle aurait bien aimé qu’un de ces géants s’assoit près d’elle. J’ai aussi vu plusieurs grand-mères passer et j’espérais que l’une d’elles s’installe à cet endroit mais elles ont toutes passé leur chemin. Pour un moment, j’ai cru que nous n’aurions peut-être aucun voisin de siège et c’est à ce moment que vous êtes arrivé avec votre valise et vos documents importants. Je me suis imaginé Kate renversant de l’eau sur vos contrats valant des millions de dollars et j’ai eu peur pour la suite des choses. Dès que vous vous êtes installé, Kate vous a touché le bras. Votre veston était doux et ça lui a plu. Vous lui avez souri et elle a dit spontanément : « Salut Papa, elle c’est ma mère ! » Et vous étiez déjà conquis.

Vous auriez pu vous retourner et l’ignorer. Vous auriez pu me servir ce « sourire » que je déteste et qui veut dire « SVP occupez-vous de votre enfant ». Mais non, vous avez plutôt engagé la conversation avec Kate en lui posant des questions sur ses tortues. Elle ne savait quoi répondre mais elle était si absorbée par vous qu’elle a gardé le contact visuel et son attention sur les objets dont vous parliez. Je vous ai observé et j’ai souri. J’ai bien essayé de la distraire avec quelques offres polies mais vous ne vouliez rien savoir.

Kate : (en voyant votre iPad) Est-ce que c’est le « odinateur » de Papa ?

Vous : C’est mon iPad. Tu veux le voir ?

Kate : À moi ????? (Je sais qu’elle pensait que vous le lui donniez pour toujours)

Moi : Regarde avec tes yeux Kate. Ce n’est pas à toi.

Kate : C’est cool !

Vous : (en voyant que Kate avait son propre iPad) J’aime aussi beaucoup ton « odinateur ». Il a une jolie enveloppe mauve.

Kate : Est-ce que Papa veut être un mauvais garçon ? (Elle vous a offert sa collation et ça, mon ami, est tout un accomplissement !)

Vous : Cool !

L’échange et l’interaction entre vous deux se sont poursuivis et vous n’avez jamais semblé embarrassé. Elle vous offert quelques moments de répit alors qu’elle jouait avec ses poupées Anna et Elsa. Elle est gentille de vous avoir épargné les barbies, mais je parie que cela ne vous aurait pas dérangé. Je parie aussi que vous avez des jeunes filles comme enfants chez vous.

Peu de temps avant l’atterrissage, Kate avait atteint sa limite. Elle a crié pour qu’on lui enlève sa ceinture, elle a crié pour que j’ouvre la porte de l’avion et elle a pleuré à répétition en répétant « l’avion est fermé » encore et encore. Vous avez essayé de rediriger son attention vers ses jouets mais elle était déjà passée à autre chose depuis longtemps. Mais le simple fait d’avoir essayé d’aider votre nouvelle petite amie m’a rendue émotive.

Au cas où cela vous préoccuperait, elle allait très bien à la sortie de l’avion. Merci de nous avoir laissés passer devant vous. Elle se sentait dépassée et échapper de cet avion pour recevoir un long et gros câlin est tout ce dont elle avait besoin.

Alors merci. Merci de ne pas m’avoir forcé à répéter ces mêmes phrases d’excuses que je dis si souvent en public. Merci d’avoir diverti Kate au point que ce fut le meilleur vol de sa jeune expérience. Et merci d’avoir rangé vos papiers pour jouer aux tortues avec notre petite fille. »

L’homme d’affaires en question se nomme Eric Kunkel et nous le saluons pour avoir eu l’amour et la patience de jouer avec la petite Kate durant un si long vol. Il possède véritablement un cœur en or et depuis qu’il a pris connaissance de cette lettre, il a revu la mère de Kate et les deux sont devenus de très bons amis.