Sa fille autiste crie dans le resto, ce que le proprio fait laisse les clients bouche bée

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fille-restoCe texte magnifique a été publié par un certain Tony Pasnanski sur le blogue « Good men project ». Propriétaire d’un restaurant, l’homme raconte une expérience touchante qu’il a vécue il y a à peine quelques semaines.

« À l’intention de la femme accompagnée de son enfant, qui était assise à la table 9, Je ne me suis pas présenté à vous. Mon nom est Tony Posnanski. Cela fait bientôt quinze ans que je suis patron d’un restaurant. Mes journées consistent, essentiellement, à m’assurer que mon restaurant tourne bien. Ça veut dire aussi faire la plonge, la cuisine et faire le service aux tables, suivant les jours. J’ai aussi dû prendre en charge toutes sortes de plaintes de la part de mes clients, toutes les réclamations que vous pouvez imaginer. Il y a quelques semaines, vous êtes venue dans mon restaurant. J’étais très occupé ce soir-là, la salle était remplie. Je courais de partout, j’aidais le cuistot à préparer les plats en cuisine tout en essuyant des verres. On m’a demandé de venir voir des clients à une table. J’y suis allé, et les clients m’ont dit que votre enfant hurlait et dérangeait tout le monde avec ses bruits. En effet, j’ai entendu les cris et les pleurs de votre petite fille. Je me suis dirigé vers votre table. Vous saviez exactement ce que je m’apprêtais à vous demander. Vous m’aviez vu parler à la table, vous aviez vu les clients vous pointer du doigt. Je suis arrivé à votre table, et vous m’avez regardé droit dans les yeux. Vous ne m’avez pas laissé parler, vous vouliez absolument avoir le premier mot. Vous m’avez dit… « Vous savez ce que c’est, que d’avoir un enfant atteint d’autisme ? » Vous aviez prononcé ces mots sans la moindre marque d’agressivité dans la voix, vous n’étiez pas impolie. En fait, je crois plutôt que vous étiez, tout simplement, sincère. Votre fille devait avoir cinq ans, tout au plus. Elle était belle, elle avait de grands yeux d’un bleu très clair, qui brillaient de peur en s’écarquillant. Elle avait peur de moi, qui étais venu jusqu’à votre table. Elle attendait que je la gronde, que je la punisse. En quinze ans de carrière, je n’ai finalement pas vécu beaucoup de moments vraiment mémorables, en tant que gérant d’un restaurant. Je me souviens d’un client qui était énervé parce que son steak n’était pas comme il le voulait. Je me souviens d’une femme qui avait fait un esclandre et avait menacé d’appeler la police, parce que je lui avais donné un coca normal au lieu d’un coca light. Je me souviens d’avoir dû refuser à des gens de leur servir un nouveau verre d’alcool et je me souviens, aussi, d’avoir dû demander à des clients de calmer leurs enfants. Je ne me souviens pas de tout. Mais je me souviens comme si c’était hier du jour où mon fils est né. De mes larmes lorsque je l’ai entendu pleurer. De mon émotion lorsque je l’ai serré dans mes bras et que je lui ai promis que je ferais tout pour lui et pour être le meilleur papa du monde. Je me souviens du jour où j’ai épousé ma femme, et de mes larmes lorsque je lui ai promis que je serais le meilleur mari du monde. Je me souviens aussi du jour où ma fille est née. Ce jour-là, je n’ai pas pleuré. J’ai simplement soupiré de soulagement, parce que j’avais perdu un enfant deux ans à peine avant sa naissance. Je sais ce que j’étais censé faire lorsque je suis arrivé à votre table. J’étais censé vous dire poliment de bien vouloir calmer votre petite fille, s’il vous plaît et merci beaucoup. J’étais censé vous proposer, si cela ne vous posait pas trop de souci bien évidemment, de vous installer à une autre table. En clair, j’étais censé vous offenser de manière courtoise. Mais je n’en ai rien fait. À la place, je vous ai simplement souhaité un excellent appétit. J’ai fait un grand sourire à votre petite fille et lui ai tapé dans la main. Puis je vous ai dit que le repas vous serait offert sur le compte de la maison. Ce n’était que 16 $ [15 €]. Pour moi, cela avait bien plus de valeur que cela. Je ne crois pas que les autres clients, ceux qui s’étaient plaints de vous, n’aient été trop contents de cela. Ils ne reviendront probablement pas manger chez nous, mais à cet instant, tout cela n’avait absolument aucune importance pour moi.

Je ne sais pas non plus comment vous avez réagi. J’ai dû repartir en vitesse en direction de la cuisine, parce que le cuistot était complètement débordé ce soir-là. Quand le serveur m’a demandé pourquoi je vous avais offert le repas, j’ai tout simplement dit que c’était parce que vous n’aviez pas apprécié le steak. Je n’ai dit à personne ce que vous m’aviez dit. Mais croyez-moi, j’étais sacrément heureux que vous me l’ayez dit.

Vous m’aviez posé une question, à laquelle je n’ai pas répondu. La vérité, c’est que je n’en ai absolument aucune idée, de ce que c’est que d’avoir un enfant atteint d’autisme. Mais je sais ce que c’est que d’être un papa. Je sais ce que c’est que d’être un mari. Je sais ce que c’est de ne pas dire à sa femme assez souvent à quel point on l’aime. Je sais ce que c’est que de vouloir passer plus de temps avec ses enfants, de ne pas le pouvoir, et de le regretter amèrement ensuite. Cette question, vous me l’aviez posée du tac au tac, sans réfléchir. De toute évidence ce n’était pas la première fois pour vous, vous avez dû vivre la même scène des centaines de fois, dans d’autres restaurants. Je n’ai pas voulu être comme les autres patrons de restaurant, pour une fois. Pour l’espace d’un instant, j’ai voulu vous accorder un peu de répit. Je n’ai pas voulu vous dire ce que vous aviez l’habitude d’entendre.

Honnêtement, je vous écris ceci à vous, et à votre magnifique petite fille, parce que je voulais vous remercier toutes les deux. Vous m’avez offert un moment réellement mémorable dans mon métier, un moment digne d’intérêt et qui vaudra la peine que je m’en souvienne. Le genre de moment que j’ai attendu en vain depuis les quinze dernières années… Et vous m’avez aussi appris une leçon d’une valeur inestimable…

Parfois, prendre la meilleure décision ne plaira pas à tout le monde. C’est un fait, on ne peut pas rendre tout le monde heureux ; mais on peut choisir de rendre heureux ceux qui en ont le plus besoin. Sincèrement vôtre, Tony Posnanski »